Cent ans et les poésies opportunes
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Un maçon à Cannes…
Un maçon avait bien travaillé,
En six jours il avait posé,
Neuf cent quatre vingt dix neuf briques.
Son apprenti n’eut plus au septième jour,
Qu’à venir poser la dernière restante.
Un maçon avait bien travaillé,
En six jours il avait posé,
Neuf cent quatre vingt dix neuf briques.
Son apprenti n’eut plus au septième jour,
Qu’à venir poser la dernière restante.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Pas Andy Warhol mais presque…
Période bleue, période rose ;
Cubisme et surréalisme,
Période ingresque…
Ce peintre est resté dans son atelier,
Sans doute très seul,
Mais ô combien
Par ses couleurs accompagné.
Période bleue, période rose ;
Cubisme et surréalisme,
Période ingresque…
Ce peintre est resté dans son atelier,
Sans doute très seul,
Mais ô combien
Par ses couleurs accompagné.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Peut-être que je parle trop,
Et qu’il me le reprochera,
Mais qui veut que je sois mieux qu’homme,
Ce n’est en tous les cas pas moi.
Et qu’il me le reprochera,
Mais qui veut que je sois mieux qu’homme,
Ce n’est en tous les cas pas moi.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Amour…
J’ai suivi cette histoire
Qui m’accompagne jusque là.
Tout est très bien comme cela,
Se dit celui qui a besoin de toi.
Je t’aime mon chéri,
Toi, le plus joli des amours,
A être ainsi aimé,
Qu'y aurait-il à devoir transformer ?
J’ai suivi cette histoire
Qui m’accompagne jusque là.
Tout est très bien comme cela,
Se dit celui qui a besoin de toi.
Je t’aime mon chéri,
Toi, le plus joli des amours,
A être ainsi aimé,
Qu'y aurait-il à devoir transformer ?
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Ce fou !
Il s’est sacrifié,
Au nom de l’amour,
Après ce dernier,
Y-a-t-il autre chose ?
Il me dit que non,
Je veux bien le croire,
De ses fantaisies,
Je l’invite à suçoir.
Il s’est sacrifié,
Au nom de l’amour,
Après ce dernier,
Y-a-t-il autre chose ?
Il me dit que non,
Je veux bien le croire,
De ses fantaisies,
Je l’invite à suçoir.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Le vieux…
A découvrir l’intention de ces gens,
Qui ensemble font tourner une roue,
Nous serions véritablement en peine,
Même si nous le leur demandions.
Au vu, non des secondes mais des éons,
Ce vieux-là se souvient bien
Avoir eu quelques fantaisies,
Mais devant ce grand arbre, voilà que de lui-même il rit.
Il s’amuse de toutes ces aventures
Après lesquelles il a couru,
Il a réchappé à bien des morsures,
Dont la plupart étaient illusoires.
Mais cela ne fait rien, car il a bien vécu,
Avec sa femme il se dispute parfois ;
Au comble de l’exaspération,
A lui-même il se dit, qu’il est encore bien en vie.
A découvrir l’intention de ces gens,
Qui ensemble font tourner une roue,
Nous serions véritablement en peine,
Même si nous le leur demandions.
Au vu, non des secondes mais des éons,
Ce vieux-là se souvient bien
Avoir eu quelques fantaisies,
Mais devant ce grand arbre, voilà que de lui-même il rit.
Il s’amuse de toutes ces aventures
Après lesquelles il a couru,
Il a réchappé à bien des morsures,
Dont la plupart étaient illusoires.
Mais cela ne fait rien, car il a bien vécu,
Avec sa femme il se dispute parfois ;
Au comble de l’exaspération,
A lui-même il se dit, qu’il est encore bien en vie.
Dernière édition par loofrg le Jeu 27 Aoû 2020 - 11:31, édité 1 fois
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Le mystère s'épaissit .... pour le coup ...
Nuage- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Ha bon ?
Dans ce cas j'ai trouvé grâce à toi la recette de l'épaississement du mystère :
-Pour épaissir le mystère : faites simple.
Dans ce cas j'ai trouvé grâce à toi la recette de l'épaississement du mystère :
-Pour épaissir le mystère : faites simple.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Nuage- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Le vieux, c'est Cochonfucius ?
Ca c'est une question simple !
Ca c'est une question simple !
Nuage- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Non...
Ce matin, je suis allé boire un café et manger un croissant à l'un des bars de mon village. Un couple de personnes âgées se disputait...Cette poésie m' a été inspirée par ça.
Ce matin, je suis allé boire un café et manger un croissant à l'un des bars de mon village. Un couple de personnes âgées se disputait...Cette poésie m' a été inspirée par ça.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Ho mais tu sors dehors, c'est une magnifique nouvelle !
Nuage- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Il y a cette femme là,
Qui veut faire plus jeune que sa fille.
Et cette autre-là qui la contraint
A s’habiller de guenilles.
J’ai peur tout à coup de vieillir,
Et de devenir tel que ces deux là.
Non, certainement pas,
De la vieillesse je découvrirai la beauté.
Qui veut faire plus jeune que sa fille.
Et cette autre-là qui la contraint
A s’habiller de guenilles.
J’ai peur tout à coup de vieillir,
Et de devenir tel que ces deux là.
Non, certainement pas,
De la vieillesse je découvrirai la beauté.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
L’Oracle…
Sous ce soleil de canicule,
Monsieur Radi dit qu’il a chaud,
Le voilà qui se met à l’abri,
« Demain, ça se sera refroidi. »
Sous ce soleil de canicule,
Monsieur Radi dit qu’il a chaud,
Le voilà qui se met à l’abri,
« Demain, ça se sera refroidi. »
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
La musique du Maestro Pompeleyre…
Elle ne cherche pas à être imprévisible,
Elle a plutôt ce quelque chose de rassurant,
Lorsqu’on est en do, on passe ensuite en fa,
Puis en sol, puis à nouveau en do.
On garde un tempo constant,
Pour ne pas surprendre l’oreille,
Mais il s’y trouve une touche d’humour,
J’ai envers cette musique un certain amour.
Il m’arrive parfois de prendre l’autoroute,
C’est là que cette musique le mieux se goûte,
Je l’accompagne un peu en sifflotant,
Je crois que Pompeleyre serait content.
Elle ne cherche pas à être imprévisible,
Elle a plutôt ce quelque chose de rassurant,
Lorsqu’on est en do, on passe ensuite en fa,
Puis en sol, puis à nouveau en do.
On garde un tempo constant,
Pour ne pas surprendre l’oreille,
Mais il s’y trouve une touche d’humour,
J’ai envers cette musique un certain amour.
Il m’arrive parfois de prendre l’autoroute,
C’est là que cette musique le mieux se goûte,
Je l’accompagne un peu en sifflotant,
Je crois que Pompeleyre serait content.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Les papillons…
Il y aura endormissement,
Dans une sphère épaisse,
Où des objets scintilleront
tels d’éphémères pensées.
Démembrés comme cet alphabet
Où subsistent quelques rares lettres,
Dans cette étroite obscurité,
Les restes d’un homme dansent.
1,2,3,4 et 5
Pas d’avantage, pas moins,
Ce ne sont même pas des nombres,
Juste du jour quelques reflets.
Il y aura endormissement,
Dans une sphère épaisse,
Où des objets scintilleront
tels d’éphémères pensées.
Démembrés comme cet alphabet
Où subsistent quelques rares lettres,
Dans cette étroite obscurité,
Les restes d’un homme dansent.
1,2,3,4 et 5
Pas d’avantage, pas moins,
Ce ne sont même pas des nombres,
Juste du jour quelques reflets.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
L’histoire sans fin…
Tu pourras te servir,
De cet humble matériau,
Mais en fermant tes yeux,
Tes oreilles et ta bouche.
Toi et ton reflet,
Vous danserez ensemble,
Et tu ne sauras plus
Qui est du vrai côté du miroir.
L’essence de votre relation,
Sera ainsi découverte,
Lorsqu’il n’y-aura que bonté,
Cet oiseau là sera ta colombe.
Tu aimeras ses moqueries,
Car elles te donneront à répondre,
Et a trouver dans ta fantaisie,
De quoi éclairer cet humour sombre.
Ce fil se poursuivra,
Comme une histoire féconde,
Avec un méchant et un gentil :
Au bar, ils partagent un pichet de vin gris.
Tu pourras te servir,
De cet humble matériau,
Mais en fermant tes yeux,
Tes oreilles et ta bouche.
Toi et ton reflet,
Vous danserez ensemble,
Et tu ne sauras plus
Qui est du vrai côté du miroir.
L’essence de votre relation,
Sera ainsi découverte,
Lorsqu’il n’y-aura que bonté,
Cet oiseau là sera ta colombe.
Tu aimeras ses moqueries,
Car elles te donneront à répondre,
Et a trouver dans ta fantaisie,
De quoi éclairer cet humour sombre.
Ce fil se poursuivra,
Comme une histoire féconde,
Avec un méchant et un gentil :
Au bar, ils partagent un pichet de vin gris.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Un homme sobre…
Il est assis, silencieux, devant son bureau, entouré de ses cahiers ainsi que de quelques crayons. Il commence à griffonner un point noir sur une feuille, puis il le contemple avec grande patience. Au bout d’une demie heure, une mouche se pose, là sur la feuille, à proximité du point qu’il a dessiné. Il l'observe, longuement, elle se lisse les ailes, s’arrêtant par moment, décollant de là, revenant bien vite, faisant quelques pas rapides dont il entend le « tic tic ».
Lorsqu’elle s’envolera pour de bon, une autre demi-heure sera passée. Ce sera alors l’heure du dîner. L’homme mangera un bol de riz auquel il aura ajouté des oignons fris découpés en lamelles ; Il terminera un reste de rosé.
Il prendra ensuite son livre : « Paris ne finit jamais », d’Enrique Vila-Matas, dont il a lu quasiment toute l’œuvre. Il se régale de quelques lignes où il y-est question d’Hemingway. Il les relit deux ou trois fois car il veut s’en imprégner.
Il n’est pas très tard, mais comme chaque soir lorsqu’il vat se coucher, avant de sombrer dans le sommeil, il remontera ses oreillers. A moitié assis, il se laissera divaguer, jusqu’au moment où son corps exigera l’horizontale.
Il ne lui faudra pas longtemps avant de s’endormir. Ce soir, le temps le permet, il ouvrira grand sa fenêtre pour mieux se laisser bercer par la pluie. C’est une pluie abondante qui fait murmurer les gouttières. Les goutes sembleront peu à peu devenir molles, si molles que bientôt il ne les entendra plus.
Il est assis, silencieux, devant son bureau, entouré de ses cahiers ainsi que de quelques crayons. Il commence à griffonner un point noir sur une feuille, puis il le contemple avec grande patience. Au bout d’une demie heure, une mouche se pose, là sur la feuille, à proximité du point qu’il a dessiné. Il l'observe, longuement, elle se lisse les ailes, s’arrêtant par moment, décollant de là, revenant bien vite, faisant quelques pas rapides dont il entend le « tic tic ».
Lorsqu’elle s’envolera pour de bon, une autre demi-heure sera passée. Ce sera alors l’heure du dîner. L’homme mangera un bol de riz auquel il aura ajouté des oignons fris découpés en lamelles ; Il terminera un reste de rosé.
Il prendra ensuite son livre : « Paris ne finit jamais », d’Enrique Vila-Matas, dont il a lu quasiment toute l’œuvre. Il se régale de quelques lignes où il y-est question d’Hemingway. Il les relit deux ou trois fois car il veut s’en imprégner.
Il n’est pas très tard, mais comme chaque soir lorsqu’il vat se coucher, avant de sombrer dans le sommeil, il remontera ses oreillers. A moitié assis, il se laissera divaguer, jusqu’au moment où son corps exigera l’horizontale.
Il ne lui faudra pas longtemps avant de s’endormir. Ce soir, le temps le permet, il ouvrira grand sa fenêtre pour mieux se laisser bercer par la pluie. C’est une pluie abondante qui fait murmurer les gouttières. Les goutes sembleront peu à peu devenir molles, si molles que bientôt il ne les entendra plus.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Là, je vous propose une nouvelle version de « Un homme sobre », ceci après avoir reçu les conseils d’un ami qui est un peu pour moi un professeur d’écriture et qui à chaque fois me fait la même critique : Dégraisse ! ...Ce qui d'ailleurs coïncide bien avec le titre du texte.
--------------------
Un homme sobre…
Il est assis, silencieux, à son bureau, entouré de cahiers et de crayons. Il griffonne un point noir sur une feuille, puis il le contemple patiemment.
Une demie heure passe. Une mouche vient se poser sur la feuille, à proximité du point qu’il a dessiné. Il l'observe longuement.
Elle lisse ses ailes, s’interrompt par moment, décolle, se repose immédiatement, fait quelques pas rapides, il en entend le « tic tic ».
Quand elle s’envolera pour de bon, trente autres minutes se seront écoulées.
Ce sera l’heure du dîner. L’homme dégustera un bol de riz agrémenté d’oignons émincés ; il terminera un fond de rosé.
Le repas fini, il reprend son livre : « Paris ne finit jamais », d’Enrique Vila-Matas, il a lu presque toute son œuvre. Il se régale de quelques lignes sur Hemingway. Il les relit deux ou trois fois, il veut s’en imprégner.
Il est encore tôt. Comme chaque soir avant de sombrer dans le sommeil, il remontera ses oreillers. A demi assis, il se laissera divaguer jusqu’au moment où son corps exigera l’horizontale.
Ce soir le temps le permet, il aura ouvert grand sa fenêtre pour mieux se laisser bercer par la pluie. C’est une pluie abondante, elle fait murmurer les gouttières. Peu à peu les goutes sembleront se ramollir, au point que bientôt il ne les entendra plus.
--------------------
Un homme sobre…
Il est assis, silencieux, à son bureau, entouré de cahiers et de crayons. Il griffonne un point noir sur une feuille, puis il le contemple patiemment.
Une demie heure passe. Une mouche vient se poser sur la feuille, à proximité du point qu’il a dessiné. Il l'observe longuement.
Elle lisse ses ailes, s’interrompt par moment, décolle, se repose immédiatement, fait quelques pas rapides, il en entend le « tic tic ».
Quand elle s’envolera pour de bon, trente autres minutes se seront écoulées.
Ce sera l’heure du dîner. L’homme dégustera un bol de riz agrémenté d’oignons émincés ; il terminera un fond de rosé.
Le repas fini, il reprend son livre : « Paris ne finit jamais », d’Enrique Vila-Matas, il a lu presque toute son œuvre. Il se régale de quelques lignes sur Hemingway. Il les relit deux ou trois fois, il veut s’en imprégner.
Il est encore tôt. Comme chaque soir avant de sombrer dans le sommeil, il remontera ses oreillers. A demi assis, il se laissera divaguer jusqu’au moment où son corps exigera l’horizontale.
Ce soir le temps le permet, il aura ouvert grand sa fenêtre pour mieux se laisser bercer par la pluie. C’est une pluie abondante, elle fait murmurer les gouttières. Peu à peu les goutes sembleront se ramollir, au point que bientôt il ne les entendra plus.
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Et voici la version de mon ami que je trouve vraiment belle mais qui évacue je trouve ce que j'ai voulu transmettre concernant la quotidienneté de cet homme :
__________
Un homme sobre…
Assis à son bureau
silencieux
entouré de ses cahiers et de ses crayons
il griffonne un point noir sur une feuille
Il le scrute et prend tout son temps
Une mouche se pose
sur la feuille exactement
à proximité du point qu’il a dessiné
Il l'observe longuement
Elle lisse ses ailes, s’interrompt par moments, décolle, revient dans la foulée, danse sur la feuille
et ça fait
« tic tic »
Quand elle s’envole pour de bon, c’est l’heure de dîner
L’homme avale un bol de riz garni d’oignons émincés
Il liquide un fond de rosé.
Il reprend sa lecture
« Paris ne finit jamais », d’Enrique Vila-Matas.
Il en a lu quasiment toute l’œuvre
Il se délecte des passages concernant Hemingway
Il les relit plusieurs fois afin de mieux s’en imprégner.
Il est encore tôt
Avant de sombrer dans le sommeil, il remonte ses oreillers.
Il se laisse divaguer
jusqu’au moment où son corps exige l’horizontale
Il s’endort vite
il ouvre grand sa fenêtre pour mieux se laisser bercer par la pluie
Ce soir, le temps le permet
C’est une pluie généreuse
Elle fait murmurer les gouttières
Les goutes lui semblent molles
si molles que bientôt il ne les entend plus
__________
Un homme sobre…
Assis à son bureau
silencieux
entouré de ses cahiers et de ses crayons
il griffonne un point noir sur une feuille
Il le scrute et prend tout son temps
Une mouche se pose
sur la feuille exactement
à proximité du point qu’il a dessiné
Il l'observe longuement
Elle lisse ses ailes, s’interrompt par moments, décolle, revient dans la foulée, danse sur la feuille
et ça fait
« tic tic »
Quand elle s’envole pour de bon, c’est l’heure de dîner
L’homme avale un bol de riz garni d’oignons émincés
Il liquide un fond de rosé.
Il reprend sa lecture
« Paris ne finit jamais », d’Enrique Vila-Matas.
Il en a lu quasiment toute l’œuvre
Il se délecte des passages concernant Hemingway
Il les relit plusieurs fois afin de mieux s’en imprégner.
Il est encore tôt
Avant de sombrer dans le sommeil, il remonte ses oreillers.
Il se laisse divaguer
jusqu’au moment où son corps exige l’horizontale
Il s’endort vite
il ouvre grand sa fenêtre pour mieux se laisser bercer par la pluie
Ce soir, le temps le permet
C’est une pluie généreuse
Elle fait murmurer les gouttières
Les goutes lui semblent molles
si molles que bientôt il ne les entend plus
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Un beau jour à Paris…
Ce rêve est de tous le plus prégnant,
Il se passe au centre de Paris,
On l’appelle : « Point zéro des routes de France »
Il est situé sur le parvis de Notre Dame.
Il a la forme d’une rose des vents ;
De vent aujourd’hui il n’y en a pas,
Hisse tes voiles autant que tu le voudras
Tu ne pourras pas t’écarter beaucoup de ce lieu.
Profites-en pour faire quelque pas.
L’île de la cité a bien du charme,
Va boire un café si cela te dit,
Sur la pointe de cette ancienne Lutèce.
A la terrasse de la Taverne Henri IV,
Tu pourras regarder passer les filles,
Que les vents étrangers ont ramené ici,
Tu te réjouiras de ce Paris amant.
Ce rêve est de tous le plus prégnant,
Il se passe au centre de Paris,
On l’appelle : « Point zéro des routes de France »
Il est situé sur le parvis de Notre Dame.
Il a la forme d’une rose des vents ;
De vent aujourd’hui il n’y en a pas,
Hisse tes voiles autant que tu le voudras
Tu ne pourras pas t’écarter beaucoup de ce lieu.
Profites-en pour faire quelque pas.
L’île de la cité a bien du charme,
Va boire un café si cela te dit,
Sur la pointe de cette ancienne Lutèce.
A la terrasse de la Taverne Henri IV,
Tu pourras regarder passer les filles,
Que les vents étrangers ont ramené ici,
Tu te réjouiras de ce Paris amant.
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Le gris…
Bien sûr, le gris…
Il est un mélange de noir et de blanc
Un murmure imperceptible sous un tapis de silence
Des nuages rondouillards coiffent mes chères collines
Ca et là, une tache de bleu
C’est ainsi que je conçois le gris.
Cette couleur ne s’explique guère
Elle surgit quand tout est en place sur Terre
On s’assoit à l’ombre d’un chêne
On convoite le retour du vent
Sans hâte
Assis dans d’immobiles herbes.
Elles sont figées plus encore que le temps
Nous pourrions le scander seconde par seconde
Mais cet effort ne rimerait à rien
Nos montres nous les avons jetées.
Bien sûr, le gris…
Il est un mélange de noir et de blanc
Un murmure imperceptible sous un tapis de silence
Des nuages rondouillards coiffent mes chères collines
Ca et là, une tache de bleu
C’est ainsi que je conçois le gris.
Cette couleur ne s’explique guère
Elle surgit quand tout est en place sur Terre
On s’assoit à l’ombre d’un chêne
On convoite le retour du vent
Sans hâte
Assis dans d’immobiles herbes.
Elles sont figées plus encore que le temps
Nous pourrions le scander seconde par seconde
Mais cet effort ne rimerait à rien
Nos montres nous les avons jetées.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Bouffe gaspillée...
Dans l’arène de Rome,
Deux fiers gladiateurs se font face.
Aucun d’eux ne pensera
A faire un doigt d’honneur à César.
Voilà que l’un d’entre eux
En découvre pourtant l’idée,
Le deuxième s'en trouve parfaitement charmé.
Par chance, les lions ont déjà pris leur dîner.
Dans l’arène de Rome,
Deux fiers gladiateurs se font face.
Aucun d’eux ne pensera
A faire un doigt d’honneur à César.
Voilà que l’un d’entre eux
En découvre pourtant l’idée,
Le deuxième s'en trouve parfaitement charmé.
Par chance, les lions ont déjà pris leur dîner.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Re: Cent ans et les poésies opportunes
Nos étés…
La sphère squelettique par d’angéliques tournures a pénétré
dans…
Liste :
Rouge gorge
Algue
Brume
Verre de terre
Poele à pétrole
Cisaillement
…s’est arrêtée entre deux étoiles
deux coquettes déités voyageuses.
Elles s’en sont allées,
puis elles sont revenues
elles auront visité :
Liste :
Fer à cheval
Mickey mouse
Mickey mouse
Bretonnes et bretons,
Brettelles
…Et bien sûr les collines.
Comment pourrait-on vous oublier, vous, les ondulantes, les éternelles, les silencieuses, les délicates, les verdoyantes, les mélodieuses, les les les les…
…collines.
Puis ce crochet par le verbe être :
Je suis
Tu es
Il est
Nous sommes
Etc
Conjugaison du verbe avoir :
J’ai
Nous avons
Elles partent
Vous recommencez de 0 virgule trois six neuf…
A 10 apparaissent les savants, les communistes, les philosophes, les cuisinières, à cheval…
sur mon bidet…
J’avais cinquante ans.
La sphère squelettique par d’angéliques tournures a pénétré
dans…
Liste :
Rouge gorge
Algue
Brume
Verre de terre
Poele à pétrole
Cisaillement
…s’est arrêtée entre deux étoiles
deux coquettes déités voyageuses.
Elles s’en sont allées,
puis elles sont revenues
elles auront visité :
Liste :
Fer à cheval
Mickey mouse
Mickey mouse
Bretonnes et bretons,
Brettelles
…Et bien sûr les collines.
Comment pourrait-on vous oublier, vous, les ondulantes, les éternelles, les silencieuses, les délicates, les verdoyantes, les mélodieuses, les les les les…
…collines.
Puis ce crochet par le verbe être :
Je suis
Tu es
Il est
Nous sommes
Etc
Conjugaison du verbe avoir :
J’ai
Nous avons
Elles partent
Vous recommencez de 0 virgule trois six neuf…
A 10 apparaissent les savants, les communistes, les philosophes, les cuisinières, à cheval…
sur mon bidet…
J’avais cinquante ans.
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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Identité métaphysique : Abeille
Humeur : Emeraude
Date d'inscription : 04/07/2018
Re: Cent ans et les poésies opportunes
ON AIR
Radio Ga Ga, 1, 2, 3 pas…vous vous foutez de moi ?
Un point d’interrogation
Entre deux colonnes
Respectivement de vingt et de vingt et un ans…
rouge sang la betterave
bleu nuit le cœur
mou
tendre !
Femme bien vêtue
Aux allures nobles
Soyez la bienvenue dans nos vignobles
Anaconda de streap-pocker
Voilà que Monsieur bande
C’est un bookmaker
Dans quelques semaines il rejoindra New York pour rencontrer vous savez qui
Ouvrez les vannes
laissez passer Radio Ga Ga
Sûr que nous arriverons à Noël
Kyrie eleison, vous rappelez vous de John Lennon ?
Imagine…
Cette chanson est foutrement belle !
Radio Ga Ga, 1, 2, 3 pas…vous vous foutez de moi ?
Un point d’interrogation
Entre deux colonnes
Respectivement de vingt et de vingt et un ans…
rouge sang la betterave
bleu nuit le cœur
mou
tendre !
Femme bien vêtue
Aux allures nobles
Soyez la bienvenue dans nos vignobles
Anaconda de streap-pocker
Voilà que Monsieur bande
C’est un bookmaker
Dans quelques semaines il rejoindra New York pour rencontrer vous savez qui
Ouvrez les vannes
laissez passer Radio Ga Ga
Sûr que nous arriverons à Noël
Kyrie eleison, vous rappelez vous de John Lennon ?
Imagine…
Cette chanson est foutrement belle !
loofrg- Seigneur de la Métaphysique
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