Où est le centre ?
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Où est le centre ?
Si j’épluche un oignon pour parvenir à son « cœur », je vais enlever des épaisseurs, des enveloppes d’abord épaisses, résistantes, les premières seront légèrement teintées par leur contact avec l’environnement, ridées, cassantes, plus je descendrais vers le cœur et plus la matière sera brillante, gorgée de jus, dense, compacte mais tendre, des fibres nourries sans relâche par l’énergie vivace.
Les enveloppes tombent les unes après les autres. Elles ne sont pas séparées entre elles, il n’y a pas de vide. Je distingue des liens, des filaments comme autant de points de contact, des passerelles par lesquelles le principe vital se transmet.
Je continue ma tâche, je veux arriver au cœur, l’oignon dans ma main est de plus en plus petit.
Et puis il n’y a plus rien. Rien de dur, rien de solide, juste un « cœur » aussi tendre et fragile que toutes les peaux que j’ai enlevées. Je peux ainsi continuer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une accumulation de voiles diaphanes et fragiles. Rien ne résiste à la lame de mon couteau.
L’embryon au centre n’est qu’un infime grain.
L’homme est un oignon !
Il n’y a rien au centre, pas de nœud vital, pas de cœur dur, solide, pas de structure figée. Il est couvert de peaux internes, toutes les expériences liées à ses conditions de vie. Elles forment un entrelacs de matières toutes reliées entre elles par des réseaux gorgés d’énergie. Il lui appartient de ne pas perturber les flux, de ne pas obstruer les canaux nourriciers.
Il est inutile de vouloir éplucher » l’individu en quête d’un centre primaire. Il n’y a rien. L’énergie est le centre elle-même. L’égo, l’âme, l’esprit, le corps, l’intellect, le corps émotionnel, le corps astral, l’aura, tout cela n’est qu’un amalgame de peaux nourries par le principe vital. Il est vain de vouloir s’en défaire en espérant atteindre le nœud, le cœur, la plénitude, la source, le nirvana…
Rien n’existe hors de cette énergie. Les entités sur lesquelles l’individu fixe son attention ne sont que des structures imaginées par la vie elle-même comme autant de supports. Celui qui envisage l’éveil en se débarrassant des « peaux » internes court à sa perte. Il n’y a pas de cœur, il n’y a pas de centre. L’énergie est là, constamment, elle ne cesse jamais son œuvre. C’est notre mental prétentieux qui le couvre d’intentions enluminées par des désirs de maîtrise. Comme si un gourou pouvait ressentir la vie en moi et me la faire trouver. Il ne peut que me parler de ce qui coule en lui et de sa façon de le percevoir. En quoi cela pourrait-il m’aider ? Il va me nourrir de l’illusion de ce que j’imagine. Si je deviens ce gourou infatué, si je crois être devenu mon propre maître, et me gave de connaissances livresques, de méthodes méditatives, de mantras récités pendant des heures sur mon coussin, de rejets de toutes les « peaux » qui me constituent je nie en moi les flux nourriciers, je m’oppose à ce que la vie a constitué et qui doit me servir de guide.
Je suis le centre, je suis le cœur, il n’y a rien de caché, il n’y a rien à découvrir, tout est là, tout est à portée de mains, à portée de cœur, à portée de conscience, peu importe l’expression, ce ne sont que des mots, la réalité est là, visible, palpable, offerte. Si je m’épluche, si je cherche à me défaire des vieilles peaux, si je cherche à me dénuder je ne fais que me fragiliser, je détruis la structure en croyant me trouver et je pleure comme quand on épluche un oignon... Et qu’est-ce que je trouve ? Un individu limité par le nombre de liens perdus, par toutes les fibres disparues, des connexions qui se réduisent comme peau de chagrin. Je perds toutes les opportunités de saisir la vie, de l’exploiter dans le champ du réel.
J’aime serrer la femme que j’aime dans mes bras, j’aime sentir en moi l’amour qui me bouleverse. Est-ce que je devrais m’en priver pour ne pas en être dépendant, pour ne pas risquer d’en souffrir, pour ne pas imaginer ce qui adviendrait si elle disparaissait de ma vie ? Tout cela n’est pas réel. Ca n’est que mon imagination qui s’emballe. La réalité, c’est ce bouleversement délicieux lorsque je plonge dans ses yeux, cette communion d’énergie, cette osmose d’énergie qui nous amène à nous relier par nos corps. Tant que je suis dans cette réalité et que je ne l’affuble pas de dispersions mentalisées, tant que ce mental reste au service des caresses que je lui prodigue, ouvrier de la tendresse, de l’attention, de l’amour partagé, je suis au centre de l’énergie, je suis le cœur de la vie.
Je suis amoureux, je suis père, je suis mari, je suis instituteur, alpiniste, cycliste, marcheur, écrivain, émerveillé, contemplatif, actif, attendri, bouleversé, amoureux, amoureux, amoureux…
Je suis ce que la vie fait de moi. Rien d’autre. Il ne me reste qu’à l’accueillir à travers toutes les peaux qui me constituent, sans rien rejeter, dans le plus pur détachement, rien ne m’appartient, tout m’est donné. Je suis le réceptacle, le calice et si je cogne à grands coups de burins sur la masse en pensant l’embellir je créé une brèche et le flux s’écoule et se perd. Et je m’étiole comme un ruisseau coupé de sa source.
Je suis dans le courant et il me constitue. Il est le centre et me donne forme.
Et j’aime infiniment la multitude de ses arabesques.
Les enveloppes tombent les unes après les autres. Elles ne sont pas séparées entre elles, il n’y a pas de vide. Je distingue des liens, des filaments comme autant de points de contact, des passerelles par lesquelles le principe vital se transmet.
Je continue ma tâche, je veux arriver au cœur, l’oignon dans ma main est de plus en plus petit.
Et puis il n’y a plus rien. Rien de dur, rien de solide, juste un « cœur » aussi tendre et fragile que toutes les peaux que j’ai enlevées. Je peux ainsi continuer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une accumulation de voiles diaphanes et fragiles. Rien ne résiste à la lame de mon couteau.
L’embryon au centre n’est qu’un infime grain.
L’homme est un oignon !
Il n’y a rien au centre, pas de nœud vital, pas de cœur dur, solide, pas de structure figée. Il est couvert de peaux internes, toutes les expériences liées à ses conditions de vie. Elles forment un entrelacs de matières toutes reliées entre elles par des réseaux gorgés d’énergie. Il lui appartient de ne pas perturber les flux, de ne pas obstruer les canaux nourriciers.
Il est inutile de vouloir éplucher » l’individu en quête d’un centre primaire. Il n’y a rien. L’énergie est le centre elle-même. L’égo, l’âme, l’esprit, le corps, l’intellect, le corps émotionnel, le corps astral, l’aura, tout cela n’est qu’un amalgame de peaux nourries par le principe vital. Il est vain de vouloir s’en défaire en espérant atteindre le nœud, le cœur, la plénitude, la source, le nirvana…
Rien n’existe hors de cette énergie. Les entités sur lesquelles l’individu fixe son attention ne sont que des structures imaginées par la vie elle-même comme autant de supports. Celui qui envisage l’éveil en se débarrassant des « peaux » internes court à sa perte. Il n’y a pas de cœur, il n’y a pas de centre. L’énergie est là, constamment, elle ne cesse jamais son œuvre. C’est notre mental prétentieux qui le couvre d’intentions enluminées par des désirs de maîtrise. Comme si un gourou pouvait ressentir la vie en moi et me la faire trouver. Il ne peut que me parler de ce qui coule en lui et de sa façon de le percevoir. En quoi cela pourrait-il m’aider ? Il va me nourrir de l’illusion de ce que j’imagine. Si je deviens ce gourou infatué, si je crois être devenu mon propre maître, et me gave de connaissances livresques, de méthodes méditatives, de mantras récités pendant des heures sur mon coussin, de rejets de toutes les « peaux » qui me constituent je nie en moi les flux nourriciers, je m’oppose à ce que la vie a constitué et qui doit me servir de guide.
Je suis le centre, je suis le cœur, il n’y a rien de caché, il n’y a rien à découvrir, tout est là, tout est à portée de mains, à portée de cœur, à portée de conscience, peu importe l’expression, ce ne sont que des mots, la réalité est là, visible, palpable, offerte. Si je m’épluche, si je cherche à me défaire des vieilles peaux, si je cherche à me dénuder je ne fais que me fragiliser, je détruis la structure en croyant me trouver et je pleure comme quand on épluche un oignon... Et qu’est-ce que je trouve ? Un individu limité par le nombre de liens perdus, par toutes les fibres disparues, des connexions qui se réduisent comme peau de chagrin. Je perds toutes les opportunités de saisir la vie, de l’exploiter dans le champ du réel.
J’aime serrer la femme que j’aime dans mes bras, j’aime sentir en moi l’amour qui me bouleverse. Est-ce que je devrais m’en priver pour ne pas en être dépendant, pour ne pas risquer d’en souffrir, pour ne pas imaginer ce qui adviendrait si elle disparaissait de ma vie ? Tout cela n’est pas réel. Ca n’est que mon imagination qui s’emballe. La réalité, c’est ce bouleversement délicieux lorsque je plonge dans ses yeux, cette communion d’énergie, cette osmose d’énergie qui nous amène à nous relier par nos corps. Tant que je suis dans cette réalité et que je ne l’affuble pas de dispersions mentalisées, tant que ce mental reste au service des caresses que je lui prodigue, ouvrier de la tendresse, de l’attention, de l’amour partagé, je suis au centre de l’énergie, je suis le cœur de la vie.
Je suis amoureux, je suis père, je suis mari, je suis instituteur, alpiniste, cycliste, marcheur, écrivain, émerveillé, contemplatif, actif, attendri, bouleversé, amoureux, amoureux, amoureux…
Je suis ce que la vie fait de moi. Rien d’autre. Il ne me reste qu’à l’accueillir à travers toutes les peaux qui me constituent, sans rien rejeter, dans le plus pur détachement, rien ne m’appartient, tout m’est donné. Je suis le réceptacle, le calice et si je cogne à grands coups de burins sur la masse en pensant l’embellir je créé une brèche et le flux s’écoule et se perd. Et je m’étiole comme un ruisseau coupé de sa source.
Je suis dans le courant et il me constitue. Il est le centre et me donne forme.
Et j’aime infiniment la multitude de ses arabesques.
Thierry- Maître du Temps
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Date d'inscription : 03/06/2009
Re: Où est le centre ?
c'est curieux, j'ai toujours pris cette comparaison: l'oignon qu'on épluche pour finalement se rendre compte qu'il n'est constitué QUE d'épluchures.
Très beau texte, Thierry, comme d'hab.
Très beau texte, Thierry, comme d'hab.
Invité- Invité
Re: Où est le centre ?
Bien sûrJe suis amoureux, je suis père, je suis mari, je suis instituteur, alpiniste, cycliste, marcheur, écrivain, émerveillé, contemplatif, actif, attendri, bouleversé, amoureux, amoureux, amoureux…
Et je pourrais transcrire à ma façon!
Mais l'amoureuse, la mère, la grand-mère, la femme, l'éducatrice, la rêveuse, la douce, la yogini, la femme arc-en-ciel que je suis, la silencieuse, l'émerveillée, la lectrice, la chercheuse d'infini, n'existe que par cette introspection, cette recherche de moi-même, guidée, plus ou moins consciemment par le regard de l'Autre, qui me fait vivre.
Le centre est partout, dans mon coeur, dans mon âme, dans mon aura, dans mes sentiments et mes sens(ations) et plus que tout, dans les étoiles qui brillent au fond des yeux de mon Autre, de mon Ange
Invité- Invité
Re: Où est le centre ?
Myrrha a écrit:Bien sûrJe suis amoureux, je suis père, je suis mari, je suis instituteur, alpiniste, cycliste, marcheur, écrivain, émerveillé, contemplatif, actif, attendri, bouleversé, amoureux, amoureux, amoureux…
Et je pourrais transcrire à ma façon!
Mais l'amoureuse, la mère, la grand-mère, la femme, l'éducatrice, la rêveuse, la douce, la yogini, la femme arc-en-ciel que je suis, la silencieuse, l'émerveillée, la lectrice, la chercheuse d'infini, n'existe que par cette introspection, cette recherche de moi-même, guidée, plus ou moins consciemment par le regard de l'Autre, qui me fait vivre.
Le centre est partout, dans mon coeur, dans mon âme, dans mon aura, dans mes sentiments et mes sens(ations) et plus que tout, dans les étoiles qui brillent au fond des yeux de mon Autre, de mon Ange
L'Autre...
Il est là, pour chacun.Ils sont les Eveillés.
Thierry- Maître du Temps
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Date d'inscription : 03/06/2009
Re: Où est le centre ?
au MODEM?
_athéesouhaits- Seigneur de la Métaphysique
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Date d'inscription : 22/03/2008
Re: Où est le centre ?
eh oui: sans circonférence, pas de centre : politiquement, c'est hasardeux .
Métaphysiquement, il faut ajouter l'essence qui imprègne les épluchures et remplit le coeur.
Thierry, tu écris bien et juste .
Avez-vous lu, les uns ou les autres , "le château de l'âme"de sainte Thérèse d'Avila ?
C'est une visite guidée de notre intérieur mystique , vu comme un colimaçon qui se dispose en cercles autour du coeur, au centre .
Métaphysiquement, il faut ajouter l'essence qui imprègne les épluchures et remplit le coeur.
Thierry, tu écris bien et juste .
Avez-vous lu, les uns ou les autres , "le château de l'âme"de sainte Thérèse d'Avila ?
C'est une visite guidée de notre intérieur mystique , vu comme un colimaçon qui se dispose en cercles autour du coeur, au centre .
JO- Seigneur de la Métaphysique
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Date d'inscription : 23/08/2009
Re: Où est le centre ?
JO a écrit:eh oui: sans circonférence, pas de centre : politiquement, c'est hasardeux .
Métaphysiquement, il faut ajouter l'essence qui imprègne les épluchures et remplit le coeur.
Thierry, tu écris bien et juste .
Avez-vous lu, les uns ou les autres , "le château de l'âme"de sainte Thérèse d'Avila ?
C'est une visite guidée de notre intérieur mystique , vu comme un colimaçon qui se dispose en cercles autour du coeur, au centre .
Merci Jo pour cette piste de lecture. Je ne connais pas.
Thierry- Maître du Temps
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Date d'inscription : 03/06/2009
Re: Où est le centre ?
L'Autre...
Il est là, pour chacun.Ils sont les Eveillés.
je le crois, oui!
je le vis aussi.
Invité- Invité
Re: Où est le centre ?
Très beau.
La pomme. Sa peau. Sa chaire. Ses pépins. Les pépins de la pomme ne sont pas véritablement en son centre, mais organisés de la sorte. Il n'y a pas non plus de fin en chaque pépin. Chaque pépin est une information génétique, et l'entité spirituelle d'un futur arbre. Au creux de notre main une graine est un arbre plié d'une multitude de fois et rangé dans une enveloppe. Un peu comme un parachute. Malgré la taille de la graine l'arbre est bien là, génétiquement ou spirituellement près à se déployer. La graine, si elle germe, annonce le temps du futur arbre, une projection irréelle d'un chêne par exemple, qui prendra racine dans le sol de la terre, le temps futur de la terre, sur le cheminement futur de notre planète, planète qui tournera encore dans le système solaire, système qui voguera dans l'élan de la galaxie, galaxie qui appartiendra encore à l'univers...etc. Tout cela dans une simple graine. Je prends personne pour un con. C'est juste un mauvais aperçu exponnentiel qui voudrait montrer qu'il n'y a de centre nulle-part, sauf là où on le désigne. Toute particule est centre, chaque monde est centre dans l'infini. Le Futur est bien la mémoire qui s'annonce au présent par une matière organisée. Je dis irréel ce qui n'arrive pas encore, et réel ce qui nait, croit, et meurt.
La pomme. Sa peau. Sa chaire. Ses pépins. Les pépins de la pomme ne sont pas véritablement en son centre, mais organisés de la sorte. Il n'y a pas non plus de fin en chaque pépin. Chaque pépin est une information génétique, et l'entité spirituelle d'un futur arbre. Au creux de notre main une graine est un arbre plié d'une multitude de fois et rangé dans une enveloppe. Un peu comme un parachute. Malgré la taille de la graine l'arbre est bien là, génétiquement ou spirituellement près à se déployer. La graine, si elle germe, annonce le temps du futur arbre, une projection irréelle d'un chêne par exemple, qui prendra racine dans le sol de la terre, le temps futur de la terre, sur le cheminement futur de notre planète, planète qui tournera encore dans le système solaire, système qui voguera dans l'élan de la galaxie, galaxie qui appartiendra encore à l'univers...etc. Tout cela dans une simple graine. Je prends personne pour un con. C'est juste un mauvais aperçu exponnentiel qui voudrait montrer qu'il n'y a de centre nulle-part, sauf là où on le désigne. Toute particule est centre, chaque monde est centre dans l'infini. Le Futur est bien la mémoire qui s'annonce au présent par une matière organisée. Je dis irréel ce qui n'arrive pas encore, et réel ce qui nait, croit, et meurt.
_InfinimentGrand- Maître du Temps
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Date d'inscription : 09/06/2010
Re: Où est le centre ?
Très juste.
Merci Thierry !
Merci Thierry !
bferrand- Affranchi des Paradoxes
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Identité métaphysique : quelle importance ?
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Date d'inscription : 12/01/2010
Re: Où est le centre ?
L’homme est un oignon !
Il n’y a rien au centre, pas de nœud vital, pas de cœur dur, solide, pas de structure figée. Il est couvert de peaux internes, toutes les expériences liées à ses conditions de vie. Elles forment un entrelacs de matières toutes reliées entre elles par des réseaux gorgés d’énergie.
Oui c'est pour ça qu'il y a une secte qui s'appelle les adorateurs de l'oignon !
Bernard, j'aurais juré que t'en faisais partie
_La plume- Seigneur de la Métaphysique
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Date d'inscription : 17/07/2009
Re: Où est le centre ?
Voilà pourquoi il fait parfois pleurer
Bénédicte- Affranchi des Paradoxes
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Date d'inscription : 26/06/2010
Re: Où est le centre ?
La Plume, tout dépend de l' oignon...
bernard1933- Aka Tpat
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Humeur : serein
Date d'inscription : 23/03/2008
Re: Où est le centre ?
Où est le centre ,je vais t'éclairé...
Il est là où tu tiens...c'est à dire ; toi!
Il est là où tu tiens...c'est à dire ; toi!
_pandore- EXCLUE DU FORUM
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Date d'inscription : 23/01/2010
Re: Où est le centre ?
le centre ...
Quel est le centre du trou noir ?
Quel est le centre du trou noir ?
Half-moon- Affranchi des Paradoxes
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Date d'inscription : 24/05/2010
Re: Où est le centre ?
Est-ce qu'un centre de la vie peu exister? C'est la question. Si il y aurait un centre, il y aurait aussi le terme sphérique sans rien après, la fin. Trouves-tu cela possible Half-moon?
_InfinimentGrand- Maître du Temps
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Humeur : Sereine
Date d'inscription : 09/06/2010
Re: Où est le centre ?
il existe que c'est parce qu'on a choisit.
pas forcément sphérique, deux lignes parallèles peuvent se croiser, lorsqu'elles soient superposables par exemple.
on mesure le temps selon notre étoile, et est ce que peut on mesurer le temps d'une autre manière par rapport... Je ne sais pas..
les maths dont on a fait, est basé sur les théorèmes d'Euclide (surface plate), et si on change ce qu'on a toujours pris pour une évidence... quel sera le résultat (pardon, je trouve pas les bons termes mais j'espère être compréhensible).
pas forcément sphérique, deux lignes parallèles peuvent se croiser, lorsqu'elles soient superposables par exemple.
on mesure le temps selon notre étoile, et est ce que peut on mesurer le temps d'une autre manière par rapport... Je ne sais pas..
les maths dont on a fait, est basé sur les théorèmes d'Euclide (surface plate), et si on change ce qu'on a toujours pris pour une évidence... quel sera le résultat (pardon, je trouve pas les bons termes mais j'espère être compréhensible).
Half-moon- Affranchi des Paradoxes
- Nombre de messages : 163
Localisation : Un bout de nuage
Identité métaphysique : Pensive
Humeur : Indifférent
Date d'inscription : 24/05/2010
Re: Où est le centre ?
C'est rigolo Half Moon : tu as posée sans le savoir deux questions qui sont très liées ; Trou noir et géométrie non-euclidienne.
Il faut savoir que la géométrie non-euclidienne (ou l'espace n'est pas tout plat) existe en maths. On appelle cela de la "géométrie Riemannienne" (en référence à Bernhard Riemann, qui a contribué à sa mise au point), ou de la "géométrie différentielle" (nom un peu plus technique mais plus admis). En pratique, ça permet de pouvoir tordre n'importe quel espace comme un éponge élastique, et lui donner des formes qui nous intéresse.
Comme tu l'as sentit, ce qui est vrai dans un espace euclidien ne l'est pas forcement dans "une variété riemannienne" (c'est le mot savant pour dire "espace tordu"). Par exemple : la somme des angles d'un triangle ne fait plus 180°, des droites parallèles peuvent se couper, etc...
Maintenant... le trou noir : Il se trouve que notre univers physique n'est pas exactement euclidien (!) d'après la relativité générale d'Einstein. Quand il y a une masse à l'intérieur (une planète) cela fait tordre l'espace, qui se contracte sur lui-même et c'est cela qui donne la gravité. On peut représenter cela facilement en deux dimensions (il faut faire un gros effort d'imagination pour se le représenter en 3D) :
Un trou noir se produit quand la masse est tellement importante et compacte, que la courbure provoquée sur l'espace est tellement raide, qu'elle forme "une déchirure en un point" (le "fond" du trou noir). On appelle ça une singularité.
trou noir :
Donc pour répondre à ta question : Bah, le centre d'un trou noir est... son centre, et ce qu'y s'y trouve est probablement à peu près comparable à ce qu'était l'univers "avant" le bigbang. En tout cas c'est très dense en énergie (infiniment dense en fait), et le temps ne s'y écoule plus.
(PS : on peut mesurer le temps très précisément avec ce que l'on appelle une horloge atomique)
Il faut savoir que la géométrie non-euclidienne (ou l'espace n'est pas tout plat) existe en maths. On appelle cela de la "géométrie Riemannienne" (en référence à Bernhard Riemann, qui a contribué à sa mise au point), ou de la "géométrie différentielle" (nom un peu plus technique mais plus admis). En pratique, ça permet de pouvoir tordre n'importe quel espace comme un éponge élastique, et lui donner des formes qui nous intéresse.
Comme tu l'as sentit, ce qui est vrai dans un espace euclidien ne l'est pas forcement dans "une variété riemannienne" (c'est le mot savant pour dire "espace tordu"). Par exemple : la somme des angles d'un triangle ne fait plus 180°, des droites parallèles peuvent se couper, etc...
Maintenant... le trou noir : Il se trouve que notre univers physique n'est pas exactement euclidien (!) d'après la relativité générale d'Einstein. Quand il y a une masse à l'intérieur (une planète) cela fait tordre l'espace, qui se contracte sur lui-même et c'est cela qui donne la gravité. On peut représenter cela facilement en deux dimensions (il faut faire un gros effort d'imagination pour se le représenter en 3D) :
Un trou noir se produit quand la masse est tellement importante et compacte, que la courbure provoquée sur l'espace est tellement raide, qu'elle forme "une déchirure en un point" (le "fond" du trou noir). On appelle ça une singularité.
trou noir :
Donc pour répondre à ta question : Bah, le centre d'un trou noir est... son centre, et ce qu'y s'y trouve est probablement à peu près comparable à ce qu'était l'univers "avant" le bigbang. En tout cas c'est très dense en énergie (infiniment dense en fait), et le temps ne s'y écoule plus.
(PS : on peut mesurer le temps très précisément avec ce que l'on appelle une horloge atomique)
bferrand- Affranchi des Paradoxes
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Identité métaphysique : quelle importance ?
Humeur : tempérée
Date d'inscription : 12/01/2010
Re: Où est le centre ?
Alors déjà la première phrase me donne mal à la tête...
...toi y'en a parlé petit nègre? Half enfin!il existe que c'est parce qu'on a choisit.
_InfinimentGrand- Maître du Temps
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Date d'inscription : 09/06/2010
Re: Où est le centre ?
Questions à Bferrand concernant les trous noirs.
1) Quel peut être un objet dont la masse est si grande qu'il se produit une déchirure dans l'espace-temps ?
2) Il y aurait dans l'univers des parties sans espace-temps ? Comment cela est-il possible dans un univers en expansion, donc en mouvement ? Ou comment un objet en mouvement peut-il s'"évanouir" à la fin de sa course dans de l'absence d'espace-temps ?
3) Ces hypothèses de "trous noirs" ne sont-elles pas plutôt la conséquence d'un manque de moyens pour les élucider (appareils pas suffisamment puissants)?
Pour résumer, dans l'univers, il y a d'autres big-bangs possibles ?
1) Quel peut être un objet dont la masse est si grande qu'il se produit une déchirure dans l'espace-temps ?
2) Il y aurait dans l'univers des parties sans espace-temps ? Comment cela est-il possible dans un univers en expansion, donc en mouvement ? Ou comment un objet en mouvement peut-il s'"évanouir" à la fin de sa course dans de l'absence d'espace-temps ?
3) Ces hypothèses de "trous noirs" ne sont-elles pas plutôt la conséquence d'un manque de moyens pour les élucider (appareils pas suffisamment puissants)?
Pour résumer, dans l'univers, il y a d'autres big-bangs possibles ?
Bénédicte- Affranchi des Paradoxes
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Date d'inscription : 26/06/2010
Re: Où est le centre ?
Oui !!!!ce qui est vrai dans un espace euclidien ne l'est pas forcement dans "une variété riemannienne"
dans le programme des études en Algérie (jusqu'au bac), jamais parler de Riemann, toujours soit disant mathématique "classique".
merci pour les infos sur le trou noir.
Half-moon- Affranchi des Paradoxes
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Re: Où est le centre ?
des maths d'Euclide, d'autres de Riemann... chacun voit de son angle, chacun choisit -en quelque sorte- , donc ce centre dont on parle change.InfinimentGrand a écrit:Alors déjà la première phrase me donne mal à la tête......toi y'en a parlé petit nègre? Half enfin!il existe que c'est parce qu'on a choisit.
je veux tout simplment -i think that's complicated- qu'on ne prenne pas des connaissances pour une évidence absolue.
Half-moon- Affranchi des Paradoxes
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Date d'inscription : 24/05/2010
Re: Où est le centre ?
Half-moon, ce que gferrand tente d' expliquer avec tant de talent n'est
qu' une image très abstraite de ce que les équations mathématiques puis les expériences ont établi . On peut douter de tout, bien sûr, même de
l ' existence historique de Jésus...
qu' une image très abstraite de ce que les équations mathématiques puis les expériences ont établi . On peut douter de tout, bien sûr, même de
l ' existence historique de Jésus...
bernard1933- Aka Tpat
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Date d'inscription : 23/03/2008
Re: Où est le centre ?
Bénédicte a écrit:Questions à Bferrand concernant les trous noirs.
1) Quel peut être un objet dont la masse est si grande qu'il se produit une déchirure dans l'espace-temps ?
2) Il y aurait dans l'univers des parties sans espace-temps ? Comment cela est-il possible dans un univers en expansion, donc en mouvement ? Ou comment un objet en mouvement peut-il s'"évanouir" à la fin de sa course dans de l'absence d'espace-temps ?
3) Ces hypothèses de "trous noirs" ne sont-elles pas plutôt la conséquence d'un manque de moyens pour les élucider (appareils pas suffisamment puissants)?
Pour résumer, dans l'univers, il y a d'autres big-bangs possibles ?
1) Enfin de compte, malgré ce que j'ai pu dire, la quantité totale de masse importe peu. Ce qui est important pour créer un trou noir, c'est la densité (c'est à dire la masse -ou l'énergie, c'est la même chose- par unité de volume). La densité de masse est directement corrélée à la courbure locale de l'espace (de l'espace-temps en fait...). Une fois une certaine densité critique passée, la courbure s'emballe, contracte l'espace, et augmente encore la densité... Donc en principe, il serait possible de créer un trou noir de quelques pouillèmes de grammes à condition de créer une densité critique (c'est d'ailleurs ce qui était redouté au LHC). J'emploie le terme "déchirure" pour vulgariser, au fond du trou noir l'espace-temps existe toujours, mais sa structure arrive aux limites de notre entendement, elle retourne à l'état primordial, indifférencié. D'autant plus que la physique quantique vient s'en mêler, elle et son indéterminisme caractéristique et ses histoires de potentialités. Bref, au fond, c'est le chaos primal.
2) Au sens stricte non, mais pour les profanes que nous sommes, c'est tout comme. Un "objet" qui se dirige vers le fond d'un trou noir, perdra petit à petit sa structure (les contraintes physiques sont colossales) pour retourner à l'état de "soupe d'énergie", et même, se mélanger avec la notion d'espace-temps. Au fond du trou, l'objet, l'espace-temps, et la notion même de causalité, cessent d'être concevables comme des entités bien distinctes, au profit de quelque chose qui est "autre" (que l'on appelle une singularité), et qui pose les plus grandes difficultés à nos petits cerveaux bien humains, malgré tout l'arsenal mathématique utilisé.
3)Non, on en a observé un certain nombre. Mais comme il est impossible de "voir" ce qu'il y a dedans (la lumière ne pouvant en sortir), il faut s'y prendre autrement. A l'heure actuelle, les principaux développements sont théoriques (ce qui ne veut pas dire qu'on peut se permettre de dire n'importe quoi). Mais ça commence à être de la physique de haute voltige (tant d'un point de vue technique que conceptuel), et les physiciens sont en attente de validations expérimentales pour leurs modèles. Raison de l'existence du LHC entre autres...
Attention, ils s'agirait d'un big bang (le big bang est le processus d'expansion à partir d'une singularité), mais à l'envers (donc de contraction vers une singularité)... on peut effectivement voir les choses comme ça...la seule différence, c'est que le big bang concernait l'univers dans son ensemble, tandis qu'un trou noir n'en concerne qu'une infime partie et n'affecte pas le reste de l'univers distant.
J'ai répondu à vos questions M'dame ?
bferrand- Affranchi des Paradoxes
- Nombre de messages : 225
Localisation : Rouen
Identité métaphysique : quelle importance ?
Humeur : tempérée
Date d'inscription : 12/01/2010
Re: Où est le centre ?
l'univers existe t'il sans un observateur pour en témoigner ?
La relation entre l'observateur et l'observé est inévitablement
subjective, l'objectivité radicale qui consiterait à s'abstraire de l'observation (et de tout point de vue) n'ayant plus rien a observé.
Scientifiquement comme religieusement, il me semble que le centre de l'univers soit bien l'homme et ses questions.
La relation entre l'observateur et l'observé est inévitablement
subjective, l'objectivité radicale qui consiterait à s'abstraire de l'observation (et de tout point de vue) n'ayant plus rien a observé.
Scientifiquement comme religieusement, il me semble que le centre de l'univers soit bien l'homme et ses questions.
casimir- Seigneur de la Métaphysique
- Nombre de messages : 2138
Localisation : dans la forêt
Identité métaphysique : la même
Humeur : ni plus ni moins
Date d'inscription : 14/08/2010
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